L’hébreu, c’est facile! 6 préfixes basiques qu’on rencontre à toutes les pages (6)

vidéos et feuilles de travail pour apprendre l'hébreu facilement
hébreu facile

Nos 14 mots prennent d’autres sens avec les 6 préfixes que nous apprenons aujourd’hui. Ils nous permettent d’utiliser notre capacité de repérage des mots et de lire et comprendre de nombreuses combinaisons.

Venez dés ce chabbat nous rejoindre aux offices et mesurer vos progrès. Bonne étude!

Téléchargez la feuille de travail sur le lien suivant: https://devenirjuif.wordpress.com/materiel-pedagogique/office/hebreu-office/

La première feuille d’étude nous a permis d’apprendre 7 mots de deux lettres:  אל את שם על בם אם לא
(Vidéo Hébreu facile feuille d’étude 1 (1))
La deuxième feuille d’étude nous a permis d’apprendre 7 mots de deux lettres: עת    מה   לך    כל    לו    לי   בי
(Vidéo Hébreu facile feuille d’étude 2 (3))
La première vidéo concernant les prières était dédiée au Chéma Israël et vous pouvez la revoir ici: (Vidéo Hébreu facile feuille de prière « chéma israel » (2))
La deuxième et la troisièmes étaient consacrées à Ma tovou et Adon Olam d’une part, et à Elohaï néshama d’autre part.

(Et un immense merci à Sarah C. pour la co-création, le filmage et le montage en tant que bénévole. A mes yeux et comme l’enseignent beaucoup de nos sources, l’entre-aide est la clef centrale de notre spiritualité. Merci donc à tous ceux, permanents passionnés et bénévoles, dont la douceur et la bonne humeur nous permettent de réellement avancer, et bonne rentrée à toutes et à tous)

L’hébreu, c’est facile! S’entrainer avec élohai neshama (5)

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Encore une occasion de mettre en pratique ce repérage des mots récurrents du livre de prière, le sidour. A chaque nouvelle lecture, ces mots deviennent de plus en plus familiers. Ainsi, nous serons prêts dés la prochaine séance à repérer ces mots de deux lettres dans un nouveau contexte: celui des préfixes et des suffixes qui les accompagnent très souvent. Plus vous êtes familiers avec les mots faciles, plus votre concentration se dégage pour noter des mots plus complexes, qui vont également s’apprivoiser progressivement.

Alors, cette version lente de élohai neshama, c’est déjà trop facile pour vous ou c’est encore un exercice nécessaire?

 

La première feuille d’étude nous a permis d’apprendre 7 mots de deux lettres: אל את שם על בם אם לא
(Vidéo Hébreu facile feuille d’étude 1 (1))
La deuxième feuille d’étude nous a permis d’apprendre 7 mots de deux lettres: עת מה לך כל לו לי בי
(Vidéo Hébreu facile feuille d’étude 2 (3))
La première vidéo concernant les prières était dédiée au Chéma Israël et vous pouvez la revoir ici: (Vidéo Hébreu facile feuille de prière « chéma israel » (2))

L’hébreu, c’est facile! S’entrainer avec ma tovou/ adon olam (4)

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Nous avons dans notre boite à outils 14 mots de 2 lettres, les plus répandus en hébreu et en particulier dans le livre de prière. Nous allons donc appliquer ces nouvelles connaissances en les appliquant directement dans le livre de prière, pour pouvoir être de plus en plus fluides dans les offices. Au cours de cette séance, nous allons étudier le tout début de l’office, avec modé/a ani, ma tovou et adon olam. Est-ce que dés maintenant les offices deviennent plus vivants pour vous? Commencez-vous déjà à vous familiariser? Partagez vos réponses dans les commentaires, pour nous aider à vous accompagner au mieux…

Vous trouverez tous les liens des vidéos précédentes à la fin de cet article!

La première feuille d’étude nous a permis d’apprendre 7 mots de deux lettres:  אל את שם על בם אם לא
(Vidéo Hébreu facile feuille d’étude 1 (1))
La deuxième feuille d’étude nous a permis d’apprendre 7 mots de deux lettres: עת    מה   לך    כל    לו    לי   בי
(Vidéo Hébreu facile feuille d’étude 2 (3))
La première vidéo concernant les prières était dédiée au Chéma Israël et vous pouvez la revoir ici: (Vidéo Hébreu facile feuille de prière « chéma israel » (2))

Venez dés ce chabbat nous rejoindre aux offices et mesurer vos progrès. Bonne étude!

Téléchargez la feuille de travail sur le lien suivant: https://devenirjuif.wordpress.com/materiel-pedagogique/office/hebreu-office/

(Et un immense merci à Sarah C. pour la co-création, le filmage et le montage en tant que bénévole. A mes yeux et comme l’enseignent beaucoup de nos sources, l’entre-aide est la clef centrale de notre spiritualité. Merci donc à tous ceux, permanents passionnés et bénévoles, dont la douceur et la bonne humeur nous permettent de réellement avancer, et bonne rentrée à toutes et à tous)

L’hébreu, c’est facile! 7 nouveaux mini-mots récurrents pour lire et comprendre (3)

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Aujourd’hui, nous apprenons 7 nouveaux mots de 2 lettres, très courts, très présents, et qui nous permettraient déjà de communiquer quelques petites choses en hébreu moderne.

La première feuille d’étude nous a permis d’apprendre 7 mots de deux lettres:
אל את שם על בם אם לא
Revoyez-les sur la vidéo suivante: Vidéo Hébreu facile feuille d’étude 1 (1)

La deuxième feuille était une feuille d’exercice qui nous a permis d’apprendre à entrainer notre mémoire visuelle et auditive en repérant ces racines de base dans la prière centrale du Judaïsme, le Chéma Israël.
Renforcez vos connaissances en visionnant la vidéo suivante: Vidéo Hébreu facile feuille de prière « chéma israel » (2)

Venez dés ce chabbat nous rejoindre aux offices et mesurer vos progrès. Bonne étude!

Téléchargez la feuille de travail sur le lien suivant: https://devenirjuif.wordpress.com/materiel-pedagogique/office/hebreu-office/

Découvrez la deuxième vidéo d’apprentissage sur le lien suivant:

(Et un immense merci à Sarah C. pour la co-création, le filmage et le montage en tant que bénévole, ainsi qu’à tous les autres permanents engagés et bénévoles, qui permettent à notre judaïsme d’accueil d’exister et de se partager.)

Bien commencer la rentrée: prévoir un week-end d’amitié et d’étude

Bonjour, un week-end prometteur, inscriptions en cours!

Avatar de Floriane ChinskyFloriane Chinsky

chabat plein mjlf étude chabbat

Le week-en à Avon est une institution au MJLF.
Cette année, il tombe particulièrement bien, fin septembre, pour nous permettre de préparer une année qui nous ressemble.
Les week-ends communautaires sont une façon de partager un vrai chabbat, de goûter pleinement le bonheur d’être juif.
Cette année, notre paracha sera la merveilleuse paracha « Ki Tavo », et notre haftara sera le très beau et réconfortant chapitre 60 du livre d’Isaïe.
Notre thème d’étude sera celui du passage et de l’initiation, coordonnant le thème de Kipour et celui de la flûte enchantée.
Pour vous inscrire, contactez le secrétariat du MJLF: secretariat@mjlf.org, ou téléphonez 01 44 37 48 48.
(du 23 septembre 10h30 au 25 septembre 14h, possibilité d’arriver le vendredi soir)

paracha Ki tavo:
chabat plein mjlf

Avon2

Voir l’article original

Talmud et humanisme: prenez date! — Pour Surmelin

Avant Chabbat qui approche à grands pas, juste le temps de partager un article concernant des cours qui pourraient vous intéresser…
שבת שלום

Le Talmud et les valeurs humanistes – Cycle Talmud 5777 – Rabbin Floriane Chinsky Où ? Café des Psaumes, 16 ter Rue des Rosiers, 75004 Paris Quand ? Un mercredi par mois les : 29/9/2016 ; 23/11 ; 14/12 ; 25/1/2017 ; 22/2 ; 29/3 ; 26/4 ; 17/5 ; 21/6 de 12h30 (accueil 12h) à 14h L’humanisme défend la […]

via Talmud et humanisme: prenez date! — Pour Surmelin

L’hébreu, c’est facile! Une mini-méthode ludique

vidéos et feuilles de travail pour apprendre l'hébreu facilement
Image « hébreu facile », la vidéo est en fin d’article…

L’ hébreu, ce n’est pas toujours facile… Et pourtant, en apprenant 70 racines et quelques formes grammaticales, on lit les prières du siddour et on progresse dans leur compréhension.
Cette méthode vous permettra, en 6 vidéos d’apprentissage et 4 vidéos centrées sur les prières, de repérer ces racines, de les lire et de les comprendre.
Cette série de vidéo est destinée à tous ceux qui veulent comprendre la logique de la langue de façon à s’appuyer sur l’hébreu pour vivre pleinement les offices, et à s’appuyer sur les offices pour développer leur compréhension et leur usage de la langue.
Libre à chacun ensuite de se satisfaire ces premiers acquis ou de développer sa connaissance de la langue à travers nos cours d’hébreu moderne ou d’hébreu biblique…

Venez dés ce chabbat nous rejoindre aux offices et mesurer vos progrès. Bonne étude!

Téléchargez la feuille de travail sur le lien suivant: https://devenirjuif.wordpress.com/materiel-pedagogique/office/hebreu-office/

Découvrez la première vidéo d’apprentissage sur le lien suivant:


(Et un immense merci à Sarah C. pour la co-création, le filmage et le montage en tant que bénévole. A mes yeux et comme l’enseignent beaucoup de nos sources, l’entre-aide est la clef centrale de notre spiritualité. Merci donc à tous ceux, permanents passionnés et bénévoles, dont la douceur et la bonne humeur nous permettent de réellement avancer, et bonne rentrée à toutes et à tous)

Comment les personnes non juives peuvent participer aux offices?

Les offices sont un moment de rassemblement communautaire et de partage. Les personnes non juives y sont les bienvenues. Quelle sont les façons justes pour elles d’être accueillies et de participer? Le Rabbin Yann Boissière et la commission « affirmer notre identité » ont voulu partager leur approche de la prière juive dans un petit livret accessible au MJLF. Cet article en reprend des extraits. Merci à eux pour ce partage.

● Rappelons tout d’abord qu’une longue lignée de décisionnaires (Abraham bar Hiyya, Maïmonide, le Meïri), depuis le Moyen Age, fut unanime à considérer les chrétiens et les musulmans comme authentiquement monothéistes et contribuant à ce titre (traité Houlline 13b) à préparer l’ère messianique. Le Talmud avait déjà établi auparavant l’obligation de procéder à certains actes rituels en faveur des chrétiens ou des païens, selon le principe mipné darké shalom (« au nom des voies de la paix ») : entre autres visiter les malades, aider les pauvres, enterrer les morts (traité Guittine 59b).

● Dans le domaine liturgique également, il était de haute tradition que les personnes non juives puissent venir prier au Temple, et le passage de I Rois, 8, 41-43 nous montre Salomon insistant pour que leurs prières soient entendues. Les sacrifices offerts par des païens étaient considérés comme acceptables au Temple, tout comme le don d’objets tels que la menora (candélabre à sept branches) à une synagogue (traité Arakhine 6b).

● Depuis l’époque babylonienne, des prières publiques en faveur des dirigeants de l’Etat font partie intégrante de l’office, tout comme l’on mentionne dans nos synagogues les noms des défunts, quelle que soit leur religion, avant la récitation du Kaddish.
Prêtres et imams sont régulièrement accueillis dans nos communautés libérales pour participer à des lectures de textes ou délivrer un discours à la communauté.

● De même, dans le cas d’une famille mixte qui célèbre la bar ou bat-mitsva de son enfant, le parent non juif est invité à participer à la cérémonie, de sorte que la célébration inclue toute la famille de manière égale. De façon générale, dans la mesure où le judaïsme libéral affirme qu’une part essentielle de la Tradition consiste en un message éthique et prophétique adressé à toutes les Nations, et prône une nécessaire ouverture à la cité et à la modernité, les personnes non juives sont tout à fait bienvenues et invitées à fréquenter nos synagogues.

● Cette ouverture, toutefois, n’est pas sans limite, et le judaïsme libéral n’a jamais abandonné l’idée qu’Israël constitue une communauté distincte par son histoire et sa destinée. La vision du peuple juif en tant que peuple, autrement dit comme communauté définie par une histoire et une identité communes, n’a jamais disparu.

● A ce titre, la synagogue est clairement une institution juive, et les offices qui s’y déroulent ne peuvent être considérés uniquement comme une méditation personnelle et spirituelle. Un office constitue également la réaffirmation collective et publique de notre identité juive et de notre adhésion à l’Alliance contractée entre Dieu et le peuple d’Israël. L’accès à la communauté juive étant par ailleurs possible, de manière connue, par filiation ou par conversion, prétendre qu’une personne non juive n’ayant pas formellement adopté le judaïsme puisse jouer un rôle liturgique équivalent à une personne juive reviendrait à porter atteinte à la valeur des notions d’Alliance et d’identité juive.

● Une personne non juive, ainsi, ne pourra diriger tout ou partie d’un office public, « public » étant compris ici selon la catégorie traditionnelle de la tefilla bé-tsibbour, la « prière communautaire ». Sont également exclues toutes les prières constituant une tefillath hova, une « prière obligatoire », telle la récitation du Shema Yisraël, de la Amida et de toutes les prières nécessitant un miniane (minimum de 10 personnes), comme la lecture de la Torah ou le Kaddish.
D’une manière générale, la participation à l’ensemble du rituel de la lecture de la Torah sera réservée aux personnes juives, tout comme la lecture des passages liturgiques incluant la récitation d’une bénédiction (qui implique l’acceptation formelle des mitsvoth, des « commandements).

● En revanche, une personne non juive pourra :
a/ Participer à toute partie liturgique ne nécessitant pas une affirmation spécifique (comme accompagner un enfant à la bima lors d’une bar ou bat-mitsva). La lecture en français de la parasha (section hebdomadaire de la Torah) ou de la haftara (passage des prophètes associé chaque semaine à la parasha) fait partie, dans notre communauté, de ces lectures permises.
b/ Réciter des prières spéciales lors d’offices, de commémorations ou de célébrations impliquant des offices non liturgiques.
c/ S’adresser à la communauté dans des discours de nature non liturgique.
Les personnes non juives peuvent donc assister, voire participer aux offices, et ainsi exprimer leur attachement à la communauté, sans que soit altérée l’intégrité distinctive d’une congrégation juive religieuse.

La place du français et de l’hébreu.

Les offices libéraux incluent à la fois le français et l’hébreu. Que signifie ce bilinguisme? Le Rabbin Yann Boissière et la commission « affirmer notre identité » ont voulu partager leur approche de la prière juive dans un petit livret accessible au MJLF. Cet article en reprend des extraits. Merci à eux pour ce partage.

● L’introduction de la langue vernaculaire dans les offices a été l’un des tout premiers effets de la volonté de réformer la liturgie au début du 19e siècle. Elle a aussi déclenché moult débats sur la légitimité d’utiliser une langue autre que la « langue sainte » dans une prière adressée à Dieu. Ces questions, à vrai dire, avaient déjà été posées par le Talmud (TB traité Sota 33a), et ce dernier y répondait favorablement. De nombreux décisionnaires, dont Maïmonide, ont confirmé par la suite cette approche en insistant sur l’impératif de comprendre ce que l’on dit.

● Un certain universalisme, typique du 19e siècle, a pu jouer – très temporairement – en défaveur de l’hébreu dans le milieu réformateur allemand ; ainsi, lors de la Conférence rabbinique de Francfort de 1845, a été votée une motion qui, sans aller jusqu’à prôner sa suppression, a déclaré qu’il n’y avait pas de nécessité légale objective à maintenir l’hébreu dans les offices. C’est cette mesure qui provoqua la rupture de ce qui allait devenir par la suite le judaïsme conservative (massorti).

● Aujourd’hui, un retour de balancier a depuis longtemps réintroduit l’hébreu comme une dimension essentielle de l’empreinte juive des offices, sans parler de son intérêt pédagogique pour maintenir sa connaissance chez les fidèles. Chaque communauté détermine sa position du curseur entre l’hébreu et le français.

● Traditionnellement, le MJLF a toujours penché pour une valorisation importante de la langue hébraïque comme vecteur fondamental de la spiritualité d’Israël.
L’équilibre hébreu-français, sans cesse à reconsidérer, n’est d’ailleurs pas affaire exclusive de traduction. Une spécificité bien ancrée du MJLF veut que des commentaires explicatifs de l’officiant sur tel ou tel aspect de la prière soient donnés en français au cours de l’office. Ceux-ci permettent, d’une part, de créer une sorte de dialogue avec l’assemblée des fidèles, d’autre part d’assurer une fonction d’accueil non négligeable envers les personnes qui ne sont pas familières des offices. Ils contribuent, enfin, à une compréhension plus profonde de la liturgie et à une meilleure implication spirituelle des personnes présentes.

La musique pendant les offices est-elle autorisée ?

La musique pendant les offices est l’une des différences les plus sensibles entre les offices libéraux et les offices orthodoxes. Le Rabbin Yann Boissière et la commission « affirmer notre identité » ont voulu partager leur approche de la prière juive dans un petit livret accessible au MJLF. Cet article en reprend des extraits. Merci à eux pour ce partage.

● La conscience de besoins spirituels nouveaux, au début du 19e siècle, a amené les premiers réformateurs à rénover les offices religieux dans le sens d’une esthétique propre à susciter l’émotion spirituelle : la musique, et tout particulièrement l’accompagnement des prières par l’orgue (et les chœurs) a été un facteur décisif dans ce renouvellement. Les juifs allemands, de ce point de vue, avaient clairement en tête le modèle des offices protestants.

● L’introduction de l’orgue déclencha la colère des opposants à toute réforme (dénommés plus tard « orthodoxes ») et suscita une abondante littérature, à la fois polémique et informée, sur la légitimité de cet accompagnement musical.

● Les opposants eurent notamment recours aux arguments suivants, d’ailleurs classiques dans la littérature halakhique : une personne juive ne pouvait jouer d’un instrument pendant Shabbath ou pendant les fêtes de peur que, si celui-ci était endommagé, elle n’en vienne à opérer une réparation, laquelle constituerait alors une violation de l’interdiction de travailler. L’interdiction biblique d’imiter la pratique des peuples idolâtres était également invoquée ; tout comme l’argument selon lequel la musique dans la liturgie synagogale était inconvenante depuis la destruction du Temple.

● Les réformateurs, de leur côté, alléguèrent qu’il n’existe plus de peuple idolâtre et qu’une inspiration empruntée à d’autres cultures, lorsqu’elle est mise au service d’un but noble, est tout à fait louable. D’autre part, la connaissance historique indique clairement que les Lévites jouaient de la musique dans le Temple, et qu’il avait été fait longtemps usage de l’orgue dans la synagogue de Prague (et ce, donc, bien après la destruction du Temple). Par ailleurs, un grand codificateur comme Moïse Isserlès (1530-1572) permettait un accompagnement musical dans le but d’observer un commandement – la prière étant un tel commandement.

● Enfin, les tenants de la Réforme argumentèrent que l’accompagnement musical (orgue ou autres instruments) avait pour vertu de provoquer hitoréroute ha-nefesh, « l’éveil de l’âme ». C’est sans doute